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VOTE CONTRE L’INTERDICTION DU GLYPHOSATE A COMPTER DU 31 DÉCEMBRE 2022

VOTE CONTRE L’INTERDICTION DU GLYPHOSATE A COMPTER DU 31 DÉCEMBRE 2022

par | 8 juin 2021 | Communiqué

Les eurodéputés du Rassemblement National ont choisi de s’opposer à un article « piège », soutenu par l’eurodéputé En Marche Pascal Canfin, qui souhaite interdire le glyphosate à compter du 31 décembre 2022.

Depuis 2016, des avancées scientifiques et techniques permettent de mieux connaître et limiter l’utilisation de ce produit sur le terrain. Ce vote ne signifie pas que le Rassemblement National donne un blanc-seing à cet herbicide, bien au contraire. En effet, il est nécessaire qu’une recherche avancée et des solutions alternatives soient promues afin d’abandonner progressivement son utilisation. Néanmoins, vouloir l’interdire sans alternatives viables est un choix inconsidéré qui montre clairement la déconnexion des élites européennes par rapport aux réalités sociales et économiques, en particulier toutes les contraintes qui pèsent sur notre agriculture.

Le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé au monde. Son usage permet d’éviter le recours à d’autres techniques qui nuisent à la fertilité des sols et augmentent les émissions de CO2, comme le travail mécanique à outrance. La date du 31 décembre 2022 va pousser les exploitants à la précipitation et n’aura pour seule conséquence que de revoir à la baisse les objectifs de production de nos agriculteurs dans un contexte économique déjà bien difficile. L’arrêt immédiat du glyphosate engendrerait des coûts additionnels qu’une grande majorité d’exploitants ne peut assumer. L’agriculture européenne, et en particulier française, est pourtant au bord du précipice face à la concurrence déloyale internationale et à des politiques européennes toujours plus contraignantes.

Interdire aussi rapidement le glyphosate est une posture hypocrite. Tandis qu’elles poussent les agriculteurs à se réformer dans l’urgence, les élites européennes signent chaque année des traités de libre-échange qui déversent sur le continent des produits avec des résidus minimums de pesticides plus élevés que ceux imposés aux Européens, incluant parfois même des produits interdits par nos législations. C’est là une véritable schizophrénie politique.

Nous refusons d’exiger toujours plus de notre agriculture tout en ouvrant nos frontières aux pays les moins vertueux.

Nous nous opposons aux prises de décisions utopistes établies sans concertation avec les acteurs locaux.

Le chemin vers une agriculture durable et viable doit être mené grâce à la discussion avec les acteurs concernés, ce qui n’est aujourd’hui pas le cas.